Comment Falcoz horticulteur a réagi aux règles de confinement

Comment Falcoz horticulteur a réagi aux règles de confinement

Coronavirus - COVID-19

Frédéric Falcoz, dirigeant du magasin Jardiland de Drumettaz-Clarafond et de Falcoz horticulteur à Aix-les-Bains, explique la manière dont il s’est adapté au confinement.

Plus d’un mois a passé, mais Frédéric Falcoz se souvient avec précision de ses émotions, de ses réactions après l’annonce des mesures de confinement du pays : « Sur le coup, c’est un grand vide. Puis, très vite, il s’agit de préparer l’avenir. Dès le début, il est évident que nous ne vendrons pas nos plantes bisannuelles en mars et avril, mais il faut tout de même continuer à produire pour vendre en mai. Les mois de mars, avril et mai représentent 70% du chiffre d’affaires de Falcoz horticuleur. Pendant trois-quatre jours ça a été vraiment difficile. Tout le monde était sous le choc et, alors qu’il fallait travailler, nous n’avions pas le matériel nécessaire à la sécurité du personnel. »

Très vite il s’agit de réagir. Pas question de laisser faner la production. Décision est prise d’offrir les plantes aux clients habituels en les déposant devant le magasin Jardiland de Drumettaz-Clarafond. « Nous avons utilisé les réseaux sociaux pour faire passer l’information. Les gens venaient et se servaient. Il fallait éviter les contacts. Quand les responsables du magasin Leclerc ont eu vent de la situation, ils nous ont proposé de racheter notre production pour la commercialiser dans leur établissement. Ils ont joué le jeu et ont payé le prix souhaité, mais c’était un peu frustrant de les voir vendre notre production alors que c’était interdit pour nous. Finalement, nous leur avons vendu un tiers de nos plantes, nous en avons donné un tiers et le reste a été jeté. Espérons que les gens à qui l’on a donné se souviendront de nous quand la crise sera terminée », détaille Frédéric Falcoz.

 

Jusqu'à 150 commandes quotidiennes grâce au « drive »


Pour l’enseigne Jardiland, le défi a été de s’adapter aux différentes annonces et de réagir très vite. Le rayon animalerie est resté ouvert, mais le reste de l’établissement devait être inaccessible au public.

« Il était impossible de cloisonner les rayons et se posait la question de la sécurité du personnel et des clients si nous maintenions le contact physique. Nous avons mis en place un « drive » avec un paiement uniquement par carte bancaire », explique le directeur de l’établissement.

Début avril, le cadre a changé, d’abord avec la possibilité de vendre des plants potagers, désormais considérés comme produits de première nécessité, puis l’autorisation d’une ouverture totale des magasins de jardinerie.

« Depuis le 8 avril, après deux jours de préparation, le magasin accueille de nouveau des clients. Nous avons installé des protections aux caisses et fourni des visières et des masques aux salariés. Nous limitons le nombre de personnes dans le magasin et nous avons adapté les horaires des salariés pour que les plus fragiles ne soient pas au contact des clients. La réouverture du magasin nous a permis de respirer car le « drive » n’était plus tenable dans un établissement pas adapté à cette activité. Nous passions notre temps à courir pour préparer les commandes », explique Frédéric Falcoz.

 

« Les clients ont découvert une nouvelle manière de consommer »


La manière de travailler et l’évolution de la relation client auront certainement des conséquences sur les établissements que gère la famille Falcoz après le confinement. « Nous maintiendrons le service « drive » car cette offre a été très appréciée par les clients de l’animalerie. Le système « click and collect » du site Internet de Jardiland a également très bien fonctionné. Les clients ont découvert une nouvelle manière de consommer, sans forcément passer beaucoup de temps dans le magasin. Notre service de livraison, proposé avant la crise, a de nouveau bien fonctionné à partir du 14 avril. Cette période va certainement nous servir, pour mieux organiser la préparation des commandes du « drive » et pour améliorer encore les services proposés à nos clients. »

Si l’optimisme est de mise. Le manque à gagner constaté depuis la mi-mars sera impossible à rattraper. Durant la deuxième quinzaine de mars, le chiffre d’affaires a baissé de 90% et de 70% début avril. Depuis mi-avril, l’activité est bonne, mais sans commune mesure avec la même période de 2019, jugée très bonne grâce aux conditions météorologiques. Cette année, le soleil était également au rendez-vous…

(crédit photo : Falcoz horticulteur)

 


 

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