Accélérer la conquête de la clientèle estivale

Accélérer la conquête de la clientèle estivale

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Au pied des grandes stations de Haute-Tarentaise, les Arcs, Tignes et Val d’Isère, Sainte-Foy cultive ses particularités depuis 30 ans. L’hiver 2020-2021 devait être une saison d’anniversaire, festive et conviviale. Il n’en sera rien.

Mercredi 23 décembre 2020. La station de Sainte-Foy-Tarentaise baigne sous le soleil. Les pistes situées en ubac sont bien enneigées. L’image de carte postale est au rendez-vous. Mais la station sonne creux. Les parkings sont vides, les volets des résidences sont clos et il faut tendre l’oreille pour entendre les cris d’enfants faisant de la luge. « La clientèle de Sainte-Foy est composée à 70 % d’étrangers, dont 60 % de Britanniques. Cet hiver nous cumulons les effets du Covid et les incertitudes liées au Brexit », souligne Yannick Amet, le maire de la commune. Les deux principales résidences de tourisme sont fermées, sauf pour les propriétaires d’appartements. Malgré un taux de remplissage de l’ordre de 30 %, la régie de gestion des remontées mécaniques et du domaine skiable a décidé de se tenir prête. « Les remontées mécaniques ont fonctionné à partir du 21 décembre, pour les enfants des clubs. Nous avons accueilli 100 skieurs par demi-journée et nous avons balisé et sécurisé deux parcours de ski de randonnée et deux pistes de retour vers la station surveillées par du personnel de secours », souligne le maire.

 

Le ski de randonnée, les sorties en raquettes et les descentes en luge sont les rares alternatives au ski alpin. Mais le compte n’y est pas. A la tête de deux magasins de sport dans la station, Sandra Hirst résume la situation en deux chiffres. Pendant la première semaine des vacances de Noël, elle a loué « 40 paires de skis de randonnée contre 600 paires de ski alpin habituellement ». Malgré la fin brutale de la saison 2019-2020 et le risque sanitaire, elle avait décidé de préparer l’hiver 2020-2021 de manière ambitieuse. « Même si nous savions que les vacances de Noël ne seraient pas normales, car les gens sont frileux face au risque sanitaire, nous avons choisi d’ouvrir car nous avions l’espoir d’une décision positive. Ça n’a pas été le cas. C’est dommage. Nous misons tout sur février et mars, mais les informations venues de Grande-Bretagne avant Noël nous inquiètent », affirme Sandra Hirst. En milieu d’après-midi, le front de neige est silencieux. La terrasse de La Bergerie est vide. Alexandre Agillianon, le jeune patron du restaurant, commence sa troisième saison à Sainte-Foy dans une ambiance étonnante.

 

 « Nous sommes ouverts car nous avons envie de travailler. Nous serons prêts dès que les remontées mécaniques ouvriront. Nous travaillons en famille. Nous sommes 4 au lieu de 12. D’habitude, le midi nous servons jusqu’à 150 couverts et 90 le soir. En ce moment, nous proposons des plats à emporter, des crêpes et des pâtisseries. Ce n’est pas simple car nous proposons une cuisine traditionnelle, à l’assiette. Il est difficile d’apporter la même esthétique dans un plat à emporter. Un restaurant, c’est un tout, la cuisine, le service, l’ambiance. Ce n’est pas ça », déplore-t-il. Plus bas dans la vallée, l’hôtel restaurant Le Monal s’est, lui aussi, adapté. Les quelques clients de l’hôtel bénéficient d’une formule demi-pension (petit-déjeuner et dîner) servie en chambre. « Ce n’est pas simple. Les vacanciers présents ne sont pas forcément stressés par la situation sanitaire et aimeraient profiter pleinement de leur séjour, en mangeant au restaurant », constate Hélène Marmottan, qui gère l’hôtel familial avec son père, Yves. En pointe sur le plat à emporter depuis le premier confinement, l’établissement a communiqué sur le sujet avant les vacances de Noël. « Nous communiquons sur les réseaux sociaux. Le bouche-à-oreille fonctionne bien dans la commune. En décembre, nous avons déposé des flyers dans les résidences de la station pour informer les vacanciers. Nous avons eu un peu plus d’activité lors de la semaine du Nouvel An, mais je ne suis pas optimiste pour la suite de la saison », explique Hélène Marmottan. « Cette saison va laisser des traces, confirme le maire, Yannick Amet. Il faudra deux à trois ans pour retrouver des ni veaux d’occupation normaux. Cette crise nous oblige à accélérer sur le développement des autres saisons. Nous devons élargir la saison estivale, de juin à octobre en nous appuyant sur la centralité de Bourg-Saint-Maurice. Nous travaillons déjà sur ce développement, avec l’organisation d’événements ou l’accueil de grandes compétitions, à l’image du Tour de France. »

 


 

Article à retouver dans le Partenaires Savoie supplément hiver N°151

Avertissement : Les textes de ce numéro du magazine Partenaires Savoie ont été rédigés en fonction des informations connues au 15 janvier. Merci de votre compréhension si de nouvelles annonces, intervenues depuis cette date, devaient modifier la perception de certains articles.

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