Sherpa s’inquiète du vide à venir

Sherpa s’inquiète du vide à venir

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Créée il y a un peu plus de 30 ans, la coopérative Sherpa a conquis tous les massifs français. Avec 117 supérettes et supermarchés installés à plus de 1 000 mètres d’altitude, l’enseigne est unique en son genre. Elle emploi plus 800 salariés en pleine sai

Le rendez-vous est fixé à Val Thorens, à 2 300 mètres d’altitude. Propriétaire de l’une des huit supérettes de la station des Belleville, Olivier Carrié préside la coopérative des commerçants Sherpa. En cette fin d’année 2020, les 300 m2 du magasin sont à l’unisson des rues de la station : vides ! Val Thorens subit la double peine d’une station ayant bâti sa notoriété à l’international sur la qualité de son domaine skiable. On vient ici pour skier, à 60 % depuis l’étranger. « D’habitude, nous sommes ouverts du 15 novembre au 8 mai. A Val Thorens, Sherpa emploie 18 personnes pour 600 passages quotidiens en caisse », explique Olivier Carrié. La non-ouverture des remontées mécaniques a transformé la station en désert montagnard. Cinq salariés saisonniers mobilisés, c’est encore trop pour accueillir moins de 60 clients par jour.

Le cas de Val Thorens est loin d’être isolé. « Il est difficile de se plaindre. Contrairement aux restaurateurs qui ont l’interdiction administrative d’ouvrir leur établissement, nous pouvons travailler. Nous sommes ouverts, comme les autres commerces essentiels, mais 90 % de notre réseau est situé en zone touristique où l’activité dépend de la fréquentation des remontées mécaniques. Sans remontée mécanique, pas de touriste ; sans touriste pas de fonctionnement », assure le président du réseau. Selon les meilleures projections, les patrons d’établissements Sherpa espèrent réaliser 50 à 70 % du chiffre d’affaires 2018- 2019, après une saison 2019- 2020 déjà amputée des vacances de printemps. Pour ajouter à la difficulté, il a fallu batailler ferme pour faire entendre qu’un commerce alimentaire d’altitude n’a pas les mêmes problématiques qu’ailleurs. « Tout coûte cher en montagne : les loyers de nos locaux, l’hébergement de nos salariés, le parking, toutes les prestations, etc. Notre coût outil est bien supérieur à celui d’un établissement similaire en plaine, mais le gouvernement semble considérer qu’un commerce alimentaire s’en sort. La réalité, c’est que nous devons couvrir l’ensemble de nos charges annuelles en cinq à six mois d’activité en période touristique », détaille Olivier Carrié.

 


 

Article à retrouver dans le Partenaires Savoie supplément hiver n°151.

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