La moyenne montagne attire, malgré tout

La moyenne montagne attire, malgré tout

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A La Féclaz, l’assouplissement des règles de confinement, le 28 novembre, et les belles chutes de neige de début décembre ont créé les conditions d’un engouement… éphémère.

Les remontées mécaniques de La Féclaz auraient dû ouvrir samedi 19 décembre, premier jour des vacances de Noël. Les câbles et les poulies du seul télésiège de la petite station des Bauges sont restés à l’arrêt. Pour autant, depuis début décembre, les parkings de la station affichent « complets » chaque week-end. « C’est la cohue, sourit Richard Berger, le gérant de la boutique Féclaz Sports. Les clients veulent faire du ski de fond. Certains découvrent ; d’autres s’y remettent en attendant le retour de l’alpin. A La Féclaz, nous avons l’habitude des Noëls sans neige, donc sans ski alpin. L’activité va baisser, mais pas s’effondrer. » Après la fermeture anticipée de la station au mois de mars, il a choisi de ne pas prendre trop de risques. « Nous sommes trois au lieu de cinq. Les deux saisonniers restants se tiennent prêts. Ils savent que je les appellerai dès que nous aurons une date d’ouverture des remontées mécaniques. Même si nous avons bien travaillé cet été, c’est en hiver, autour du ski alpin, que nous avons la plus forte activité. La saison représente 85 % de notre chiffre d’affaires, dont 65 % de vente et de location de matériel de ski alpin », assure Richard Berger.

 

 

Depuis le mois de novembre, Julien Derche et Damien Mochon sont au travail sept jours sur sept. Arrivés en Savoie il y a six ans pour gérer l’épicerie Sherpa de La Féclaz, ils viennent de passer un cap significatif. Le 5 décembre, ils ont inauguré leur nouveau magasin. Plus grand (150 m2 au lieu de 90 m2), plus aéré et plus ergonomique, il accueillera les clients neuf mois par an. « A La Féclaz, l’hébergement touristique est composé, à 50 %, de gîtes et de résidences secondaires. En mars, les propriétaires sont venus se confiner ici. Cet été, ne pouvant pas partir à l’étranger, les Français ont choisi la montagne, où il faisait moins chaud qu’ailleurs. Comme les restaurants sont restés longtemps fermés, l’épicerie a bien fonctionné. Début décembre, les Chambériens et les Lyonnais sont venus à la journée, pour prendre l’air », explique Julien Derche. Mi-décembre, la tendance semblait se confirmer. Le taux de remplissage des hébergements touristiques se maintenait à un bon niveau à La Féclaz. Très majoritairement française (à 90 %), la clientèle s’est adaptée, en même temps que les professionnels. Ouverte dès les premières chutes de neige de décembre, l’Ecole de ski français (ESF) a accueilli un nombreux public, en quête d’explication. « Les gens sont là. Il y a de la demande mais nous ne pouvons rien leur proposer. C’est rageant, mais la décision ne nous revient pas », constate Gilles Bal, le directeur de l’ESF.

Sans remontées mécaniques, l’offre s’appuie sur le nordique : ski de fond, classique ou skating, et biathlon. Des sorties en raquette, en marche nordique ou en ski de randonnée égaient un peu le programme. Si les enfants ne voient pas la différence, le jardin d’enfants et les cours débutants fonctionnant normalement, les « pulls  rouges» broient du noir. A Noël, il y avait du travail pour une dizaine d’enseignants, contre une vingtaine habituellement. Mais c’est en février que se jouera la saison pour les 60 moniteurs de l’ESF de La Féclaz. Comme un symbole, en hiver, le bar-restaurant Le Saint-Jo’ est séparé des autres établissements de la station par la piste de ski traversant la route. Depuis sa grande terrasse, Slobodan Merdovic, membre fondateur du GAEF, le Groupement des acteurs économiques de La Féclaz, voit passer les touristes. Mais rares sont ceux qui choisissent ses formules à emporter. « Sur une journée, les visiteurs prévoient le pique-nique et les boissons. Ils consomment peu sur place. 

La vente à emporter est plus adaptée au dîner pour les résidents en séjour, constatet-il. Durant l’été, nous avons démontré notre sérieux, notre faculté à appliquer et à faire appliquer les gestes barrières. Nous espérions pouvoir proposer les mêmes formules, avec moins de tables, moins de clients en salle comme en terrasse dès le mois de décembre. Le parallèle avec la foule des grandes surfaces rend notre situation difficile à accepter. Nous étions prêts. Nous avons embauché nos saisonniers, sans savoir si le chômage partiel serait appliqué au-delà du 31 décembre. Nous allons tenter de sauver les meubles en février et mars », expliquait le restaurateur fin décembre.

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