Éric Brèche : « Les Écoles du ski français sont bien inscrites dans le paysage »

eric breche CCI Savoie

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Le Syndicat national des moniteurs du ski français a un nouveau président. Éric Brèche, moniteur de ski depuis 1989, ancien directeur de l’École du ski français de Courchevel 1550, restaurateur à Courchevel-Le Praz, succède à Gilles Chabert.

Dans quelle situation se trouve le Syndicat national des moniteurs du ski français ?

Le syndicat se porte très bien. Les Écoles du ski français sont bien inscrites dans le paysage des stations de ski. Elles font ce qu’il faut pour adapter leur offre d’apprentissage du ski aux nouvelles habitudes de consommation.

Les enjeux sont toujours les mêmes : défendre le diplôme d’État des moniteurs du ski français et notre profession. Nous avons besoin de conserver la confiance de nos partenaires et de continuer à travailler avec les règles existantes, pour assurer un avenir serein à nos moniteurs.

Quant aux 2,5 millions de clients que nous faisons skier chaque hiver, nous nous devons de leur apporter de la sécurité, de la pédagogie et une bonne connaissance du terrain.


Quelles sont les spécificités du modèle français ?

Le Syndicat national des moniteurs du ski français (SNMSF) est la seule organisation de ce type dans le monde. Les Écoles du ski français représentent 80 % de l’activité sur le territoire.

Nous sommes parfois un peu enviés, mais c’est de bonne guerre. À nous de faire valoir que notre quotidien est au service de la clientèle et du développement de la pratique du ski. C’est la mission que nous a confiée l’État en 1945.

 

Quelles ont été vos premières décisions à la tête du syndicat ?

Je me suis mobilisé pour apporter les outils nécessaires au management et à l’évolution de la gouvernance pour appréhender les dix prochaines années, pour le syndicat, pour les Écoles du Ski Français (ESF) et pour les moniteurs.

Il s’agit d’avoir une vision plus partagée avec quatre pôles majeurs : le métier, la relation aux ESF, la promotion de la marque ESF et la partie digitale pour faciliter le parcours client et l’accès à l’information pour les moniteurs.

 

Le Syndicat national des moniteurs du ski français a créé, en 2017, son portail de réservations en ligne www.mon-sejour-en-montagne.com. Avec quel objectif ?

En 2001-2002, j’avais été à l’origine de la création d’un outil permettant de réserver les cours de ski par Internet, depuis chez soi, avant son arrivée en station.

Il y a deux ans, la question d’agréger d’autres offres à cet outil, légitime et performant, a été posée. La place de marché « Mon séjour en montagne » a pour objectif de favoriser le circuit court avec les offres des remontées mécaniques, de l’hôtellerie, des résidences, des locations de ski, et pourquoi pas des trajets ?

Nous avons des contacts avec Voyages SNCF. L’idée est de proposer l’ensemble des offres dans un même panier. Il ne s’agit pas d’un nouveau tour-opérateur, c’est un agrégateur d’offres. Chaque acteur économique reste responsable de son offre et de son produit. Le modèle économique est intéressant, avec seulement 3,5 % de frais techniques et bancaires. Au niveau commissionnement, « Mon séjour en montagne » se situe hors des schémas traditionnels.

 

Où en est le déploiement de ce nouvel outil de réservations ?

« Mon séjour en montagne » est présent dans soixante stations pour plus de 25 000 lits touristiques. Ça demande une démarche active, avec, dans chaque station, sur chaque massif, des réunions d’information et des contacts individuels avec chaque prestataire.

Les réactions sont bonnes car économiquement c’est intéressant et car le produit est de qualité, lisible et facile à utiliser. Le Syndicat existe depuis soixante-treize ans. Il est légitime.

« Mon séjour en montagne » va s’installer dans le temps, comme ça a été le cas pour l’offre de cours de ski en ligne, qui a permis de fluidifier l’accueil aux guichets. L’objectif est de favoriser le parcours client, de le rendre plus simple. C’est un outil extraordinaire, qui peut être intéressant pour la mise en lumière des territoires.

 

Comme un clin d’oeil, vous êtes élu l’année où votre station Courchevel obtient, avec Méribel, l’organisation des championnats du monde 2023 de ski alpin. Comment le vivez-vous ?

C’est un beau hasard du calendrier. En étant de Courchevel, c’est un honneur, une fierté. Mais au-delà, accueillir un tel événement sportif en France, c’est une chance pour tout le monde.

À nous de la saisir, en donnant une large audience à ces championnats du monde auprès de notre clientèle, ce sera gagnant pour l’ensemble de la montagne française.

 

Quel est le rôle du Syndicat national des moniteurs du ski français pour le développement de la pratique en compétition ?

Nous aidons la Fédération française de ski au maximum afin qu’elle puisse faire émerger les fleurons de la France en compétition, dans toutes les disciplines.

Tous les moniteurs de ski ont, plus ou moins, fait de la compétition et restent des compétiteurs. C’est toujours une fierté de voir nos athlètes briller en Coupe du monde ou lors des Jeux olympiques. À chaque fois, nous nous sentons pousser des ailes et nous sommes derrière nos athlètes. Leurs succès participent au développement de la pratique des disciplines.

 

Article issu du Partenaires Savoie n°141 spécial hiver 2018-2019

Crédit photo : Olivier Brajon

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