Trente ans entre fleurs et lacs

Trente ans entre fleurs et lacs

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Gilles Grange a toujours voulu être fleuriste. Et il a toujours dit qu’il s’installerait à Albens. L’enfant de Cessens est allé au bout de son rêve. C’était il y a 30 ans.

Se former aux nouvelles tendances

Les années ont passé. Gilles Grange est toujours aussi passionné qu’à ses débuts, même si le métier de fleuriste a évolué. Trente-cinq ans après sa sortie de l’école, le fleuriste d’Albens n’a de cesse de se former aux nouvelles tendances et de suivre les évolutions d’un métier où l’artistique côtoie la technique autant que le commercial. Il est aussi un passeur en formant régulièrement des apprentis.

L’aventure du Fleuron bleu a officiellement débuté au mois de septembre 1989, dans un local de 58 m² , réserves comprises. « Après mon CAP et mon BP, j’ai été salarié chez un fleuriste à Annecy, puis j’ai travaillé en usine pour avoir un peu d’argent pour me lancer. Au mois d’avril 1989, j’ai vu qu’un local était à louer à Albens. Au mois de septembre, j’ouvrais mon magasin », se souvient Gilles Grange.

En 2000, Le Fleuron bleu déménage à l’entrée de la commune. Le changement est radical. Le fleuriste d’Albens dispose désormais d’un espace de vente, d’un vaste atelier et de nombreuses places de stationnement.

 

Une reconnaissance de la profession

En 2001, Gilles Grange choisit d’aller se confronter à ses confrères en participant à la Coupe de France des fleuristes. « La première année, j’y suis allé tranquille. J’ai terminé troisième de l’épreuve régionale. L’année suivante, je me suis vraiment préparé. J’ai remporté l’épreuve régionale puis je me suis classé cinquième de la Coupe de France », se souvient-il. Ce beau parcours lui vaudra la reconnaissance de la profession et des sollicitations pour s’impliquer.

Il devient président du réseau Interflora de Savoie et de Haute-Savoie. « Il n’est pas forcément simple de mobiliser les jeunes collègues. Au sein d’Interflora, je cumule toutes les fonctions du bureau et nous ne sommes pas nombreux pour assurer les actions de promotion sur le terrain, comme à la Foire de Savoie. Nous essayons de relancer la chambre professionnelle des fleuristes de Savoie et de Haute-Savoie, mais les réunions de
préparation ne rassemblent que des anciens.

Nous avons eu l’idée de créer un concours départemental des apprentis fleuristes ; la première édition n’a attiré qu’une seule candidate. C’est dommage », regrette-t-il. Gilles Grange est aussi conseiller d’éducation technique bénévole. Sa mission est de superviser les jurys de fin d’études pour s’assurer de la cohérence des notes et du niveau des diplômes décernés d’un centre de formation à l’autre.

Au moment de célébrer le trentième anniversaire de son installation, Gilles Grange envisage l’avenir du métier avec une
certaine réserve. « Notre profession n’est pas protégée. En France, il est possible de s’installer comme fleuriste sans formation préalable. Vu de dehors, il s’agit d’un beau métier et beaucoup d’adultes le choisissent comme voie de reconversion mais, dans le même temps, les CFA ne font pas le plein. Le métier est difficile, c’est vrai, avec de grandes amplitudes horaires, un travail physique à l’atelier et pour arroser et déplacer les plantes, le plus souvent en restant debout. Il y a beaucoup d’abandons durant la formation. Le projet d’une TVA à 20 %, au lieu de 10 %, est une réelle menace pour la pérennité des petits établissements », analyse-t-il.

 

Article issu du Partenaires Savoie septembre 2019 - n°144

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